Elø découvre la Norvège
Quitter Oslo sous un soleil radieux est un vrai bonheur.
Il a fallu grimper pour arriver dans la campagne qui est si belle.
Des champs d'un vert éclatant, des maisons de bois coloré se fondent dans la rondeur et la douceur des vallonements.
La première nuit sera si pluvieuse que je serai tout humide au matin. Je n'ai pas pleuré, Madi m'a séché et mis dans son pull.
J'étais bien au chaud !
Heureusement, car ce jour-là, je n'ai rien vu du paysage.
Il a plu, plu et encore plu. Je n'ai pas sorti mon nez de la sacoche. C'était prudent. Je me serais enrhumé.
J'ai senti que la route était difficile, des pentes rudes et surtout une longue partie sur une piste en forêt.
J'entendais les moutons bêler à notre passage. J'étais secoué, car le vélo se cabrait sur les cailloux et dans les ornières.
Madi a été formidable ! Aucune chute !
Nous sommes arrivés au bord du lac Mjøsa, dans un camping naturiste.
Magnifique vue. Avec le clapotis des vaguelettes pour s'endormir au calme.
Cela m'a remis de mes émotions !
Puis, nous avons repris la route en suivant le lac.
Les nuages jouaient à cache cache avec le soleil dont les rayons nous réchauffaient.
Mais la pluie nous a rattrapés ! Des averses successives jusqu'à Lillehammer (qui a accueilli les JO d'hiver de 1984 ).
Madi et Padi ont loué une hytter pour deux nuits.
Je suis bien à l'abri dans la petite cabane en bois !