Nez au vent
Enfin, j'ai pu admirer le paysage.
Trois jours de ciel bleu et de soleil pour traverser les îles Vesterålen.
Madi m'a fabriqué une pochette qu'elle accroche à son compteur.
Je suis bien, je vois devant, à droite et à gauche.
Le mouvement des roues me berce.
Pas question de dormir, je suis tellement heureux.
Les douces montagnes glissent jusqu'aux plages de sable blanc.
De jolies plaines accueillent les moutons. Je les entends avant de les voir, tant l'herbe est haute.
Les fermes ponctuent les bords des fjords. Des tracteurs énormes retournent l'herbe coupée. Quelle bonne odeur !
Quelques vaches et chevaux broutent !
Je ne suis pas tranquille, quand nous traversons des ponts immenses très pentus qui relient les îles. Le vent souffle dans ma fourrure et me glace.
Nous sommes si haut , qu'il ne faudrait pas que je tombe dans le fjord.
